Le mode Supermoon de Xiaomi a produit des images trompeuses pendant l’éclipse solaire du 12 août. D’après Ximitime, des utilisateurs ont découvert que le Soleil apparaissait avec des textures lunaires artificielles.
Le traitement photographique avait confondu les deux astres. Il a donc appliqué au Soleil une amélioration normalement destinée aux photos de la Lune.
Ce que le mode Supermoon de Xiaomi a changé
Le problème ne concerne pas seulement la luminosité ou les couleurs de la photo. Le logiciel a ajouté des détails lunaires qui ne correspondaient pas à la scène photographiée.
Le Soleil a ainsi été rendu comme s’il s’agissait de la Lune. L’image finale pouvait sembler détaillée, mais ces textures provenaient du traitement logiciel et non du sujet placé devant l’objectif.
Le phénomène a été remarqué dans un contexte particulier : l’éclipse solaire du 12 août. La forme visible dans le ciel présentait alors des caractéristiques susceptibles de tromper le système de reconnaissance.
Une reconnaissance de scène prise en défaut
Le mode Supermoon repose sur une reconnaissance de scène par intelligence artificielle. Sa fonction est d’identifier la Lune, puis d’améliorer son apparence sur la photo.
Cette méthode dépend toutefois de la bonne identification du sujet. Dans le cas rapporté, le système a interprété un objet rond et lumineux dans le ciel comme étant la Lune, alors qu’il s’agissait du Soleil pendant l’éclipse.
Une fois cette reconnaissance erronée effectuée, le traitement prévu pour les images lunaires s’est déclenché. Les textures ajoutées ont alors renforcé la confusion au lieu de restituer fidèlement la scène.
Pourquoi ces textures artificielles posent problème
Une amélioration automatique peut modifier une image sans que l’intervention soit immédiatement évidente. Ici, elle ne s’est pas limitée à rendre le sujet plus net ou plus lumineux : elle lui a attribué des détails appartenant à un autre astre.
Ce cas montre la limite d’un mode photographique très spécialisé. Lorsque la reconnaissance de scène se trompe, l’appareil peut produire un résultat visuellement convaincant, mais éloigné de ce qui a réellement été observé.
La distinction est importante pour une photo prise avec une intention documentaire. Une image traitée peut donner l’impression que l’appareil a capturé des reliefs présents dans la scène, alors que ceux-ci ont été ajoutés par le logiciel.
Des modèles Xiaomi encore non identifiés
Les informations disponibles ne précisent ni les smartphones Xiaomi concernés, ni leurs versions logicielles. Elles n’indiquent pas davantage la fréquence de l’erreur ou les conditions exactes nécessaires pour la reproduire.
Il n’est donc pas possible d’étendre ce constat à tous les appareils de la marque. Le cas documenté porte sur des photos réalisées pendant l’éclipse du 12 août avec le mode Supermoon activé.
Notre analyse : une image améliorée n’est pas toujours fidèle
L’épisode illustre un enjeu central de la photographie assistée par intelligence artificielle. L’amélioration repose d’abord sur l’interprétation de la scène par le logiciel.
Si cette première étape échoue, les corrections suivantes peuvent accentuer l’erreur. Le résultat ne reflète alors plus seulement les limites du capteur ou de l’optique, mais aussi les choix automatisés du traitement photographique.
Dans ce cas précis, la confusion est particulièrement visible puisque le Soleil reçoit une apparence lunaire. Elle rappelle que le rendu final d’un smartphone peut inclure des éléments reconstruits ou ajoutés après la prise de vue.

