Alors que l’enthousiasme autour de la mise à jour HyperOS 3.1 de Xiaomi, basée exclusivement sur Android 16, ne cesse de grandir, une ombre plane sur une partie de la communauté. En effet, la firme chinoise a décidé de ne pas étendre cette dernière version à plus de 25 de ses appareils, dont certains modèles populaires et encore largement utilisés aujourd’hui. Soyons clairs : cette restriction, loin d’être anodine, s’explique par l’architecture hardware que réclame le nouveau firmware, notamment pour tirer pleinement parti des avancées en intelligence artificielle intégrées dans HyperOS 3.1. Cependant, elle laisse sur le carreau plusieurs smartphones tant haut de gamme que milieu de gamme, signe que le chemin vers les nouveautés ne sera pas linéaire pour tous les utilisateurs.
Au cœur de ce mouvement, on retrouve des appareils comme la série Xiaomi 12, la gamme POCO F5 ou encore des modèles Redmi ambitieux, qui ne bénéficieront que des mises à jour jusqu’à HyperOS 3 (Android 15) ou au mieux resteront à HyperOS 2, abandonnant tout espoir d’évolution vers le dernier cru logiciel. En pratique, cela signifie que si la machine continuera de fonctionner normalement, les ajouts innovants tels que le « Super Island » ou le gestionnaire de mots de passe amélioré ne seront jamais déployés, faute de compatibilité technique.
Les appareils Xiaomi exclus de la mise Ă jour HyperOS 3.1 : une liste qui fait grincer des dents
Derrière cette décision se cache une réalité technique implacable. HyperOS 3.1 tire profit des capacités des tout derniers processeurs, notamment le Snapdragon 8 Elite et ses NPU (unités de traitement neuronal), indispensables pour activer les fonctions d’intelligence artificielle en natif, mais aussi pour assurer une expérience fluide et sécurisée sur Android 16. Les chipsets plus anciens, même très robustes comme le Snapdragon 870 ou le 8+ Gen 1 intégré au POCO F5 Pro, manquent de support logiciel indispensable. Cette rupture crée une ligne nette entre les appareils dits « legacy » et les modèles « hyper » compatibles.

Quels modèles sont laissés de côté ?
Voici la composition assez amère de la liste « no HyperOS 3.1 » :
- Xiaomi 12, 12 Pro, 12S, 12S Pro, 12S Ultra, 12T Pro, MIX FOLD 2 et tablettes comme le Pad 6 Max 14.
- POCO F5 5G, F5 Pro, M6 Pro, X6 Neo, C65, des appareils plébiscités pour leur rapport qualité-prix.
- Redmi K60, K60 Pro, K50 Ultra ainsi que plusieurs modèles de la série Note 12 et Note 13 dont le Note 13 5G.
Plus surprenant encore, certains modèles d’entrée ou milieu de gamme se voient totalement exclus de HyperOS 3, condamnant ces smartphones à rester bloqués sur HyperOS 2, avec un support logiciel qui s’arrêtera bientôt.
Ce qui est d’autant plus étonnant que certains, comme le Redmi Note 13 4G, sont relativement récents.
Tableau des principaux appareils Xiaomi concernés par la fin de support HyperOS 3.1
| Catégorie | Modèles exclus de HyperOS 3.1 | Dernière version logicielle prise en charge |
|---|---|---|
| Flagships Xiaomi | Xiaomi 12, 12 Pro, 12S Ultra, 12T Pro, MIX FOLD 2, Pad 6 Max 14 | HyperOS 3 (Android 15) |
| POCO series | POCO F5 5G, F5 Pro, M6 Pro, X6 Neo, C65 | HyperOS 3 (Android 15) |
| Redmi K & Note | Redmi K60, K60 Pro, K50 Ultra, Note 12 Turbo, Note 13 5G | HyperOS 3 (Android 15) |
| Budget / Entrée de gamme | Redmi Note 13 4G, Xiaomi 12T, Note 12 4G, Redmi 12, 13C | HyperOS 2 (Android 14 ou inférieur) |

Quelles conséquences concrètes pour les utilisateurs ?
La première réaction à cette annonce fut un mélange de déception et de frustration chez les propriétaires des modèles concernés. Après tout, il ne s’agit pas uniquement d’une mise à jour esthétique ou de quelques correctifs : HyperOS 3.1 apporte un tout nouveau design avec son « Super Island », une meilleure intégration d’AI, ainsi que des améliorations en termes de gestion des applications et de sécurité. En clair, les possesseurs des smartphones exclus se retrouvent privés des innovations futures.
Cela pose également la question des stratégies à venir. Face au support officiel abandonné, certains utilisateurs se tournent déjà vers les ROM alternatives, qui maintiennent souvent en vie des appareils longtemps après leur « fin de vie » officielle. Pour un public averti, ce reste une vraie solution — quoique technique et parfois complexe.
Pour les autres, il faudra composer avec un firmware stable, mais figé : pas de nouvelles fonctionnalités, une sécurité potentiellement plus vulnérable sur le moyen terme, et un plancher en termes d’évolution logicielle.
Prendre le virage Android 16 : le défi matériel au cœur des choix Xiaomi
Le passage à Android 16, pierre angulaire d’HyperOS 3.1, ne se limite pas à une mise à jour superficielle. En coulisses, c’est toute une révision des socles logiciels et matériels qui est à l’œuvre. Xiaomi a fait le pari de renforcer l’expérience avec des fonctions AI natives qui demandent un support chipset adéquat, notamment pour exploiter les NPU dédiés du Snapdragon 8 Gen 2 et du Snapdragon 8 Elite.
Malheureusement, bien qu’impressionnants sur le papier, les processeurs plus anciens peinent à suivre cette cadence. C’est d’ailleurs une problématique classique dans le monde Android : la fragmentation, qui freine sévèrement les mises à jour majeures. Xiaomi tranche donc dans le vif, entre le désir d’innovation et la réalité du parc installé.

Ressources et aides pour les propriétaires d’appareils exclus
Les utilisateurs souhaitant en savoir plus sur la compatibilité firmware, les bascules vers des ROM personnalisées, ou les guides professionnels, trouveront des informations précises et à jour, notamment via des ressources comme ce guide dédié aux professionnels Xiaomi ainsi que des tutoriels pour optimiser l’usage de leur appareil malgré les limites de la mise à jour.
De plus, pour surveiller les nouvelles versions et leur disponibilité, ou simplement comprendre les différences entre MIUI classique et HyperOS, plusieurs articles techniques détaillent également ces mécanismes sur le forum spécialisé Xiaomi HyperOS.
- Plus de 25 modèles Xiaomi, Redmi et POCO exclus de HyperOS 3.1, dont la série Xiaomi 12 et POCO F5.
- Support limité à HyperOS 3 (Android 15) ou HyperOS 2 pour ces appareils, selon leur chipset.
- Les raisons techniques : incompatibilité avec les nouvelles architectures AI-natives d’Android 16.
- Conséquences pratiques : absence des nouveautés comme Super Island, Live Updates, améliorations de sécurité récentes.
- Options post-support : recours aux ROM custom pour prolonger la vie logicielle des appareils concernés.
Pourquoi certains smartphones Xiaomi ne recevront pas HyperOS 3.1 ?
La nouvelle version HyperOS 3.1, basée sur Android 16, exige une architecture matérielle récente avec des capacités IA natives que les anciens processeurs ne supportent pas.
Que deviennent les appareils exclus de la mise Ă jour ?
Ils continueront à recevoir des correctifs de sécurité à court terme, mais ne bénéficieront plus des nouvelles fonctionnalités majeures apportées par HyperOS 3.1.
Peut-on installer une version personnalisée d’Android sur ces smartphones ?
Oui, certaines ROM custom permettent de prolonger la vie de ces appareils, bien que ce soit une démarche technique réservée aux utilisateurs expérimentés.
Quels modèles Xiaomi sont les plus impactés ?
Parmi les plus notables, citons la série Xiaomi 12 complète, les POCO F5, ainsi que plusieurs modèles Redmi populaires comme le Note 13 4G.
Quelle est la différence entre HyperOS 3 et HyperOS 3.1 ?
HyperOS 3 est basé sur Android 15 et reste accessible à certains modèles plus anciens, tandis qu’HyperOS 3.1 s’appuie sur Android 16 avec des innovations avancées nécessitant du matériel récent.
En savoir plus sur la mise Ă jour Android 16 et HyperOS 3.1
Guide complet sur le firmware Xiaomi
Comprendre la recharge rapide sur Xiaomi
Zoom sur les processeurs mobiles chez Xiaomi
Perspective sur HyperOS 4 et Android 16

